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Trop du culte : CELESTIAL SEASON – Solar Lovers

1995/Displeased Records

Aaaah, Solar lovers… C’est certain, on n’est pas en train de parler de Mortician, que personne ne soit dupe. Si vous avez entr’aperçu l’expression « voix death » dans cet article et que vous vous êtes précipité, avide de chair fraîche et de sang, il va falloir revoir vos ambitions à la baisse… Et ce plutôt deux fois qu’une (rassurez-vous néanmoins, ce n’est que partie remise). Ce que Celestial Season nous propose en 1995 avec ce 2ème album, c’est un doom death extrêmement subtil, racé, ultra mélancolique, novateur, bref… Inoubliable! Ces Néerlandais, désormais malheureusement séparés, ont quand même eu le temps avant leur split de sortir 5 albums, plus d’autres sorties comme le légendaire EP Sonic Orb que je n’ai pas entendu depuis presque 10 ans mais qui m’avait mis une claque inoubliable à l’époque, et qui m’avait accessoirement fait me familiariser avec ce nom qui allait me marquer considérablement: Celestial Season. Du death doom de ses débuts (Forever scarlet Passion) au stoner psyché pratiqué sur Orange et vraisemblablement sur ses deux derniers efforts (c’est comme ça qu’on dit hein) (y’a « opus » que j’aime bien aussi), Chrome et Lunchbox Dialogues, le groupe a vu sa musique se métamorphoser de façon importante mais a toujours réussi à marquer les esprits. En ce qui nous concerne ici, ce qui est remarquable dans Solar lovers est que les morceaux qui le composent font office d’instantanés montrant un groupe s’éloignant de l’obscurité de ses débuts mais pas encore parvenu au côté plus rock’n roll d’Orange. Le résultat de cette mutation inachevée: un doom lancinant avec de pures mélodies et un son (de gratte notamment) assez hallucinant, parsemé de magnifiques passages de violon, mais dont la voix bien gutturale nous rappelle que les abysses n’ont pas encore été totalement délaissées. A ne pas mettre entre toutes les oreilles pendant une certaine partie de l’année (si vous n’avez pas le moral un 20 novembre bien brumeux, je vous le déconseille pour égayer votre soirée), Solar lovers est un album intemporel qui possède ce je-ne-sais-quoi de magique, qui fait qu’on le retient plus qu’un autre… Peut-être cela vient-il de sa formidable reprise du « Vienna » du groupe Ultravox (également repris par Clawfinger plus récemment), du gros son de guitare bien rock mais bien gras, plutôt atypique dans ce style musical mais parfaitement bienvenu, ou encore tout simplement de la qualité impressionnante des compos. Un disque magistral pour un groupe à part, qui n’allait pas s’en tenir là au niveau surprises, avec notamment  un Orange des familles, dont l’un des seuls dénominateurs communs avec son prédecesseur s’avère être, sans surprise cette fois-ci, la classe.

Fiche Encyclopaedia Metallum

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