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Top Teignes n°6 : (Covers) Mon hardcore/punk, je le veux en cri métallisé

Top 6 hear-nothing-see-nothing-say-nothing

10. Milligram – « 138 » (THE MISFITS)

Tiré du CD Black & white Rainbow qui accompagne la réédition du EP Hello, Motherfucker !

On retrouve l’hymne mythique des Misfits repris avec bonheur par une trouvaille américaine du label Overcome. Un mot vient en tête à l’écoute de cet hommage : « abrasif ». Le son de guitare est dantesque, imaginez Motörhead plongé dans du white spirit et de la colle à bois… Le résultat ? Un bourdon de 33 tonnes qui vient butiner nos pauvres oreilles. Et le chanteur sortait de Only Living Witness… Mouais… On n’avait finalement que peu de chances de s’en sortir indemne…

Tu lui as mis Danzig, il te l’a mis dans l’zag.

9. Stampin Ground – « Bringin’ It Down » (JUDGE)

Tiré du split Allied Forces avec North Side Kings (NSK)

« Harcore punk » / « New York » / « 1989 » / « Revelation Records »… Pas étonnant que ce groupe aux forts relents de cultissimisation (après une intense recherche de 5 secondes, il apparairait que leur premier LP détienne le record de l’article le plus cher jamais vendu sur Discogs… 6048$ !!!) ait été sélectionné par les surpuissants Stampin Ground pour une cover de derrière les fagots (un seul « g », s’il vous plaît, ou alors vous vous arrangez avec eux). Evidemment, Stampin fait du Stampin et défouraille à tout-va, respectant la prescription de l’époque (1’53 »), ne trouvant juste pas assez de temps pour claquer un de ces solos (soli, c’est toi qui vois) qui ont fait d’eux une sorte de Maiden du hardcore anglais.

8. Impaled Nazarene – « Let’s Start a War » (EXPLOITED)

Tiré du EP 7″ Die in Holland

« C’est du lourd que vous avez commandé, Madame, c’est bien ça ? Je préfère vous prévenir, on ne reprend pas la marchandise si le poids ne vous convient finalement pas… Faut vraiment garder ça pour quand vous avez du monde à la maison, pour le plat de résistance, hein ! Parce que là, on parle d’Impaled Nazarene, quand même… Pas de Paul En-Cas ! »

7. Pro-Pain – « Terpentin » (BÖHSE ONKELZ)

Tiré de l’album de covers Run for Cover

Chanson très, très sympa à l’origine, par un groupe très important outre-Rhin, « Terpentin » prend néanmoins une autre dimension une fois passée entre les mains expertes de Pro-Pain, et dans la gorge de Gary Meskill (C’est son cousin vocaliste qui joue dans la pub Orangina ? Meskill Aimé, chant…??) C’est simple, plus on l’écoute, plus on reprend le morceau en choeur, plus on se dit que ça ressemble au titre parfait (sauf si on est fan de Dream Theater, bien sûr). Une chose est sûre en tous cas : si vous recroisez dans un pub des potes pas vus depuis quinze ou vingt ans, ça peut faire office de bande-son idéale à interpréter en choeur pour faire resurgir les frasques adolescentes et accessoirement bien casser les couilles du taulier.

6. Hypocrisy – « Too drunk to Fuck » (DEAD KENNEDYS)

Tiré du EP 7″ Too drunk to Fuck

Peter Tägtgren et ses sbires s’y entendent comme personne pour faire souffrir les cervicales du pauvre petit hardos qui voulait juste se défouler un peu sur des rythmes un tant soit peu entraînants. Ici, la matière première, de qualité, est fournie par les affreux de Jello Biafra, Hypocrisy rajoute la couche de riffs plombés de rigueur puis referme le couvercle avec un son pachydermique.

5. Leviathan – « My War » (BLACK FLAG)

Tiré du single 7″ My War

Wrest, seul membre de Leviathan, projet de black ambient américain, nous propose, que dis-je, nous impose une version ultra-intense et malsaine de ce qui est déjà tout sauf un pétard mouillé à l’origine (c’est Black Flag, hein, pas Flaque Blague). Si le hardcore est réputé pour ses codes vestimentaires et notamment pour le port quasi-obligatoire de la casquette, le recordman toutes catégories dans le domaine est sans conteste Henry Rollins, frontman des Californiens entre 1981 et 1986, qui a cumulé au fur et à mesure des années les activités de musicien, écrivain, journaliste, éditeur, acteur, animateur télé et radio, performer de spoken word, comédien et activiste. Il paraît que parfois, il lave même les assiettes tout en lisant la bible des hardcoreux, Indignez-vous, Motherfuckers, de Stéphane Vaisselle.

4. Brutal Truth – « The Nightmare Continues » (DISCHARGE)

Tiré de l’édition japonaise de l’album End Time

Des poids lourds de la première vague hardcore punk à qui rendent hommage des poids lourds de la première vague du grind-death, juste retour des choses (on sait que les deux scènes sont très proches sur le plan de l’esprit, DIY, valeurs… Après tout, ce sont deux dérivés directs du punk). Les deux formations sont reconnues pour être musicalement sans concession, chacune dans son style, et le moins que l’on puisse dire c’est que ça s’entend. Dans la rubrique « Le saviez-vous ? », apprenez, comme moi il y a vingt-et-une secondes, que le d-beat tire son nom du mythique groupe anglais, formé en 1977.

3. Benighted – « Running Man » (RAISED FIST)

Tiré de la réédition de l’album ICP

Encore deux sacrés bestiaux réunis ici, les mighty Suédois de Raised Fist sur la ligne de départ avec un super titre (« Pourquoi ? Ca leur arrive d’en faire des moyens ? ») et les bulldozers stéphanois de Benighted qui se sont fait un plaisir sadique de prendre le relais et de modifier génétiquement l’ADN du morceau original. Raised Fist, ça bouscule déjà pas mal, mais là il faut désormais vous préparer à des barriques de cris porcins et de mugissements de centaures (oui oui, ça existe, je regardais Ulysse 31 quand j’étais petit, les animaux mythiques, ça me connaît… Il y avait même un robot). Benighted, une fierté nationale, ne cherchez pas ailleurs : c’est NF ou rien du tout !

2. Slayer – « I’m Gonna Be your God » (reprise de « I Wanna Be your Dog » des STOOGES)

Tiré de l’album de reprises Undisputed Attitude

L’indolente « balade » des Stooges a ici les fils qui se touchent (singulier : « fil », pas « fils » !) et Slayer vous offre une version électrocutée, carabinée, cadenassée (dans un caisson métallique, of course) qui fait passer l’originale au stade d’hymne métal (notez le changement du titre, on ne badine pas avec l’amour chez Kerry, Tom and Co) sans lui faire perdre son âme d’antan (d’enfant ?).

1. Pantera – « The Badge » (POISON IDEA)

Tiré de la BO de The Crow

Pas grand-chose à ajouter, la musique parlant d’elle-même ; c’est superbe chez Poison Idea et c’est grandiose chez Pantera.

Le mot de la fin, à l’image des covers présentées dans ce Top Teignes, est pour cet internaute qui commentait la vidéo de l’originale en évoquant la version de Pantera :

« This song rules and this version kicks ass. I just heard the cover first so I like it better. »

Pour ménager les fans des pionniers, il avait lui-même conclu son propos par une expression très parlante, qui souligne l’importance des formations (punk ou hardcore, notamment) qui ont pavé la voie du succès à leurs homologues des générations futures :

« With that being said, PI is still the best band no one’s ever heard of ha ha.  »

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